PAC Fujitsu/Atlantic DC Inverter double ventilateur – remplacée depuis 12 mois au moment du diagnostic
Tableau hydraulique : filtre Spirovent, soupape différentielle mal réglée, purge automatique – plusieurs anomalies visibles
Nourricier plancher chauffant : débitmètres au plancher sur la majorité des circuits – eau circulant uniquement là où la résistance était minimale
Contexte
Ferme en pierre rénovée en 1990, 280 m² habitables, chauffage par plancher chauffant hydraulique alimenté par une PAC air/eau Fujitsu/Atlantic DC Inverter double ventilateur. La PAC avait été remplacée un an avant le diagnostic suite à des problèmes de confort persistants. Malgré ce remplacement, impossible de maintenir 19°C en période hivernale – plafond constaté à 16°C dès que les températures extérieures passaient sous +4°C.
Le rapport initial n'avait pas quitté le bureau. La décision de remplacement avait été prise sur la base des données constructeur à +7°C, sans vérification du besoin réel du bâtiment ni de l'état du réseau de distribution.
Données mesurées – l'écart DPE / réalité terrain
Le recalcul des déperditions réelles à partir des relevés terrain (volumes, composition des parois, menuiseries, ventilation effective) a produit des chiffres très différents des hypothèses initiales.
Mais le sous-dimensionnement de la PAC ne suffit pas à expliquer la totalité du problème. Même une machine correctement dimensionnée n'aurait pas fourni un confort acceptable dans l'état du réseau hydraulique existant.
Anomalies constatées sur site
Le diagnostic terrain a révélé une accumulation de défauts non reliés entre eux dans le rapport précédent. C'est cette combinaison qui rendait le système incapable de chauffer correctement, indépendamment de la puissance nominale de la PAC.
Ce que ça explique
L'eau circulait là où c'était le plus facile, pas là où il fallait chauffer. La soupape mal réglée court-circuitait une partie du débit avant même la distribution. Les boues réduisaient encore la circulation effective. Les têtes thermostatiques créaient des déséquilibres dynamiques permanents. La VMC en défaut ajoutait des pertes non calculées.
Résultat : la PAC, même sous-dimensionnée, ne pouvait pas compenser une distribution hydraulique défaillante. Remplacer la machine une seconde fois n'aurait rien résolu.
Verdict technique
Ce dossier présente une responsabilité multi-niveau : sous-dimensionnement de la PAC par rapport aux déperditions réelles du bâtiment (écart de 31%), défauts d'installation et d'équilibrage du plancher chauffant, absence de maintenance préventive, et non-conformité du système de ventilation. Aucun de ces éléments n'a été isolément identifié dans les rapports antérieurs. Le diagnostic terrain de 4 heures a permis de les relier et d'établir la chaîne causale complète.